Toujours les mêmes chansons. Les mêmes notes. Les mêmes phrases en suspens dans l'atmosphère d'une salle éclairée par ce putain de soleil que je déteste. Je cligne des yeux et rien n'a changé. Ou plutôt tout. Oui.
Soupirs et vertiges au dessus de mon écriture trop sage. J'suis plus hypnotisée par les boucles des B et les pointes des L. J'cherche des signes partout et je compte les secondes qui me séparent de lui et du reste du monde. J'croise les bras et tout me passe au dessus. Les mots, les dates, les expressions. Je griffonne des excuses, bien que je sache qu'il ne les lira jamais. J'me fais saigner à l'encre, ma seule façon d'expier ce qui reste de culpabilité en moi.
Il me manque. Ce vide qui se creuse là, dans mon ventre et qui bouffe toutes mes pensées au fur et à mesure. Comment on dit souvenirs en anglais déjà ? Putain tu serais là, tu saurais, j'me dis. Un instant j'pense à t'envoyer un message ; puis les conséquences me reviennent en pleine face. Je sais que je dois faire du temps un allié. Mais j'y arrive pas. J'ai tellement peur d'avoir perdu ma place. Tellement peur d'avoir perdu tes regards tendres & ton envie de me prendre dans tes bras. J'en crève que tu sois loin, tu comprends ça ?
11 février 1945 ; conférence de Yalta.
Je serai jamais prête.
'Cause you're turning me inside out, you're breaking all these promises we made. Maybe time will make it right.
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