samedi 14 juin 2008
Je veux.
- mon code du premier coup
- conduire avec classe (H)
- une nouvelle coupe de cheveux
- des pinces en tous genres :)
- une nouvelle garde robe
- mon sac Sequoïa
- une bague en argent pour aller à la main droite
- un pendentif pour remplacer l'ancien
- une grande valise à roulettes noire
- un friseur
- une cafetière
- un mug énorme !
- un nouveau mascara (Talon Aiguilles)
- de l'ombre à paupières Strech Or Bourgeois
- un nouveau crayon noir
- des nouvelles Converses
- des nouveaux écouteurs d'I-Pod
- un ensemble écharpe-bonnet XXL
- un it-bag
- un gilet de barman
- des sous-pulls basiques
- un pull noir col V
- mon t-shirt Starbucks Coffee
- des ballerines simples
- une paire correcte de talons hauts noirs
- des pantalons divers & variés
- une cravate
- un grand gilet gris
- un foulard bleu de prusse - pailleté
- encore du parfum Nina Ricci
- de la déco pour la chambre d'internat
- une trousse de maquillage
- un ensemble de brosses
- des fournitures Ben Vautier
- une nouvelle trousse
- une veste noire pour la mi-saison
- une montre
- mes bouquins pour la prépa
- commencer mon nouveau blog
- faire une photo correcte pour me présenter
- que tu sois fier de moi ?
- avoir de tes nouvelles
- te retrouver, enfin.
- lui envoyer un SMS.
- le revoir.
- l'embrasser.
- TROUVER UNE RAISON DE VIVRE. D'URGENCE.
Bien sûr, les choses les plus essentielles ne se réaliseront pas. (comme ça)
mardi 29 avril 2008
Stop all the world now.
T'es plus là. Et j'ai cette putain d'envie de pleurer à chaque odeur familière, à chaque montée de marches, à chaque regard vers la salle de TP. T'es plus là et j'en crève de l'intérieur. J'arrive pas à détacher mon regard du banc, ce foutu banc où t'as été assis tellement de matins, tellement de matins que j'ai gâché à regarder de l'autre côté du hall, tellement de matins où j'aurai pu te regarder et tenter quelque chose, plus tôt. J'ai tout gâché, j'le sais. J'suis arrivée trop tard ; j'ai essayé trop vite. J't'en prie pardonne moi, j'pensais vraiment pas que ça se passerait comme ça.
Et j'te jure que ma punition j'l'ai tous les jours, quand j'vois ce putain de hall vide de toi, quand j'passe à côté de ton casier où y a toujours mon mot d'amour -j'l'enlèverai pas- et quand j'regarde tous les endroits où t'aurais dû être ; j'cligne des yeux, plein de fois, j'cligne des yeux de plus en plus fort & j'essaye de dessiner ta silhouette, j'te jure j'essaye de te revoir, là, comme si rien n'avait changé, mais c'est chaque jour plus dur car ton image s'efface ; et j'me hais de pas pouvoir me rappeler en détails tous les traits de ton visage, ton sourire et tes pas sur le carrelage.
J'cligne des yeux et tu finis par disparaître, sans un regard pour moi, comme si tu me voyais pas. Comme si tu me voyais plus. J'suis là, comme une ombre, à espérer un quelconque signe de ta part; et tu me manques, j'te jure que j'en avais jamais souffert autant de cet putain de truc qui te ronge jusqu'au fond des tripes, tu me manques, tu me manques, tu me manques tellement que j'veux sortir des salles, j'veux m'en aller pour ne plus avoir à affronter ma putain de réalité. J'arrive pas à pleurer devant les gens, alors j'pleure comme une malade à l'intérieur, et c'est pire encore quand j'me dis que si t'étais là tu me prendrais sûrement dans tes bras. Et j'ai gardé tes messages ; les relire m'troue le coeur, mais j'm'en fous. J'm'en fous de tout tant que t'es plus là.
Pardonne moi j't'en prie, j'veux que tu reviennes, j'veux tout reprendre à zéro pour plus faire d'erreurs, j'veux qu'on soit ensemble & que tu partes plus.
Je t'aime j'te jure ; j'm'en suis rendue compte trop tard.
Reviens. ='(
lundi 28 avril 2008
Cause you turn me inside out.
Toujours les mêmes chansons. Les mêmes notes. Les mêmes phrases en suspens dans l'atmosphère d'une salle éclairée par ce putain de soleil que je déteste. Je cligne des yeux et rien n'a changé. Ou plutôt tout. Oui.
Soupirs et vertiges au dessus de mon écriture trop sage. J'suis plus hypnotisée par les boucles des B et les pointes des L. J'cherche des signes partout et je compte les secondes qui me séparent de lui et du reste du monde. J'croise les bras et tout me passe au dessus. Les mots, les dates, les expressions. Je griffonne des excuses, bien que je sache qu'il ne les lira jamais. J'me fais saigner à l'encre, ma seule façon d'expier ce qui reste de culpabilité en moi.
Il me manque. Ce vide qui se creuse là, dans mon ventre et qui bouffe toutes mes pensées au fur et à mesure. Comment on dit souvenirs en anglais déjà ? Putain tu serais là, tu saurais, j'me dis. Un instant j'pense à t'envoyer un message ; puis les conséquences me reviennent en pleine face. Je sais que je dois faire du temps un allié. Mais j'y arrive pas. J'ai tellement peur d'avoir perdu ma place. Tellement peur d'avoir perdu tes regards tendres & ton envie de me prendre dans tes bras. J'en crève que tu sois loin, tu comprends ça ?
11 février 1945 ; conférence de Yalta.
Je serai jamais prête.
'Cause you're turning me inside out, you're breaking all these promises we made. Maybe time will make it right.