Certains diront que c'était ma dernière chance. D'autres penseront que je n'en ai jamais eu réellement ; que tout était terminé depuis bien longtemps. Puis il y aura ceux qui ne diront rien ; mais dans leur silence je sentirais toute la pitié qu'ils m'envoient en pleine face. Encore un échec, se diront-ils, la pauvre, la pauvre.
J'pens(ais) vraiment qu'il m'aimait. "Tu dis que j'm'en fous de tout ; que j'ai pas de sentiments, mais c'est pas vrai." Comment a t-il pu feindre tout ça ?
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J'ai essayé. Le faire culpabiliser ; le faire pleurer, le détruire de l'intérieur mais rien ne marchera. Ou bien je ne verrai rien. Il le saura ; il saura que j'pleure de l'intérieur à chaque seconde ; que j'm'arrête tous les jours devant son casier, que les pièces sont à la fois vides & pleines de lui . Que je veux revenir dans tes bras, putain. Ton parfum me manque à crever & tes 92 kg aussi. J'en crève du bonheur non mérité des autres . T'es parti & j'peux rien y faire.
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J'suis plus rien. J'suis plus rien sans toi, merde. Ma voix dans le hall ça sonne faux, mes pas dans les escaliers, mes sourires des récrés, tout ça sent l'artificiel & j'me dégoûte toute seule. Les minutes reculent et le monde tourne au ralenti ; ça fait déjà un siècle que t'es parti. Putain ce que tu peux me manquer. J'souris au loin quand j'imagine des retrouvailles dans ces couloirs. J'souris & j'me rends compte que rien n'est vrai, que ça le sera jamais. Je hais les gens & tout ce qui m'arrive ; j'm'accroche à des joies éphémères et à un avenir que je sais pourri. Tu me manques, c'est horrible ; est ce que tu le sens ? Est-ce que toi aussi tu fais semblant ? Est ce que t'as eu mal, rien qu'un peu, quand t'as su que tu m'avais frappée au coeur ? Est ce que t'as soupiré ; est ce qu'une larme, au moins une, a coulé ? Est ce que tu t'es retenu de répondre ? Est ce que tu t'es retenu de m'aimer ?
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T'es parti, putain.
Et moi je t'aime à jamais.
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