Et y a tous ces gens que je hais de vivre normalement. Le soleil qui pointe et les rires qui éclatent, la fumée de cigarette et les baisers volés. Je suis spectatrice ; ombre et fantôme empli d'espoir et de déception à la fois. J'ai l'impression de faire partie du décor factice de ma vie quotidienne ; et je déteste de toutes mes forces de voir toutes ces personnes continuer de s'amuser et de profiter de la vie alors qu'il n'est plus là. Personne ne voit donc qu'un drame est en train de se jouer ? Que je me vide totalement de l'intérieur de minute en minute ? Que mes sourires sont faux & que mes mains tremblent de nouveau ?
Putain, j'aurai bien frappé son casier de toutes mes forces & fait irruption dans leur salle de TP vide. Plus rien n'a de valeur ; je joue en boucle une scène fade dont je connais l'issue. Je connais par coeur les notes de musiques qui sont devenues ma bande originale ; je compte les signes du Destin & je crois les doigts sans dire un mot. Leurs remarques me transpercent ; mon sang est devenu fantôme, lui aussi. Plus rien ne me touche et pourtant je ne pense plus qu'à ça. Le bonheur me rend malade ; ma part m'a été retirée trop vite ; trop brutalement.
& mon coeur se serre à chaque rayon de soleil et à chaque rencontre imaginaire ; j'aimerai tant que tu réapparaisses, là, comme ça. Sans rien dire. J'crois que j'te pardonnerais tout.
J'ai tant prié pour des miracles ; il en arrive un chaque jour. Hier les trois heures de libre. Aujourd'hui les croissants au chocolat blanc & le retour de Nicolas, le mythe vivant. Je prie toujours plus fort en espérant son retour. En espérant qu'il m'aime ; qu'il regrette, que je lui manque. En espérant que dans son coeur j'existe toujours. Et qu'il revienne dans mes bras, au moins une fois.
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